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Efficacité énergétique

Efficacité énergétique

L’efficacité énergétique désigne la capacité à utiliser moins d’énergie pour accomplir le même travail ou obtenir le même résultat. Elle vise à réduire les pertes d’énergie tout en maintenant ou en améliorant la performance, que ce soit pour des processus industriels, des systèmes de chauffage, pour la cuisson, des appareils électriques ou des bâtiments. En augmentant l’efficacité énergétique, on réduit la consommation d’énergie, les coûts, et les impacts environnementaux, tels que les émissions de gaz à effet de serre. Cela est essentiel dans la transition vers une économie plus durable et respectueuse de l’environnement.

Politique nationale sur l’efficacité énergétique

La politique nationale de Madagascar en matière d’efficacité énergétique vise principalement à réduire la dépendance énergétique du pays aux énergies fossiles et à promouvoir les énergies renouvelables dans un contexte de développement durable. Madagascar cherche à améliorer son intensité énergétique, c’est-à-dire le rapport entre la consommation énergétique et la production économique, pour renforcer l’efficacité énergétique et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les objectifs incluent l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en particulier l’hydroélectricité et le solaire, ainsi que la promotion de technologies plus efficaces dans les secteurs de l’industrie, du transport et de l’habitat. L’Initiative « Sustainable Energy for All » (SE4All) de l’ONU a contribué à influencer ces politiques en encourageant Madagascar à développer une électrification rurale et à introduire des cuisinières améliorées pour réduire la dépendance à la biomasse traditionnelle, qui est largement utilisée pour la cuisson et contribue à la déforestation​ (Nations Unie) (iea.org)(climate-laws.org).

Madagascar a également pris des engagements internationaux dans le cadre de l’Accord de Paris, avec des Contributions Déterminées au niveau National (NDC) visant à améliorer l’efficacité énergétique pour atteindre ses objectifs climatiques. Le pays projette d’atteindre une couverture de 70 % en électricité d’ici 2030, avec une part importante provenant des sources renouvelables. Des mesures pour augmenter l’efficacité énergétique des infrastructures existantes et la promotion de nouvelles technologies font également partie de cette stratégie énergétique nationale​ (climate-laws.org).

Cuisson propre

Description

La cuisson propre se définit par l’utilisation de technologies et de combustibles qui minimisent l’exposition aux polluants générés par la cuisson traditionnelle, remplaçant des sources comme le bois et le charbon par des alternatives plus sûres telles que le gaz de pétrole liquéfié (GPL), l’électricité, ou les systèmes solaires. Cette approche limite les risques sanitaires, notamment les maladies respiratoires et cardiovasculaires, particulièrement pour les femmes et les enfants souvent responsables de la cuisine. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air intérieur provoquée par ces combustibles traditionnels est responsable de millions de décès prématurés chaque année (PAM, 2021). D’un point de vue environnemental, les foyers utilisant le bois émettent des particules fines, du carbone noir et du dioxyde de carbone, contribuant ainsi au changement climatique et à la déforestation. La transition vers des solutions de cuisson propre réduit ces émissions, tout en protégeant les ressources naturelles, comme les forêts locales. Selon la Clean Cooking Alliance, l’utilisation de cuisinières propres peut réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière significative, en plus de préserver la biodiversité des zones forestières (cleancooking.org) (PANGESTU, 2020).

Politique nationale sur la cuisson propre

La politique nationale de Madagascar sur la cuisson propre s’inscrit dans une démarche de transition énergétique visant à accroître l’accès aux technologies de cuisson propres, avec un accent particulier sur la réduction des effets néfastes sur la santé publique et l’environnement. Madagascar vise à augmenter le taux d’utilisation de solutions de cuisson propre, ciblant une couverture de 20,1 % d’ici 2030. Cette politique s’inscrit dans un contexte de partenariat public-privé qui cherche à stimuler le secteur en intégrant des technologies variées comme les foyers améliorés, les réchauds au GPL, les cuisinières électriques, le biogaz et le bioéthanol, en fonction de leur accessibilité et de leur coût pour les ménages malgaches (seforall.org) ​(opecfund.org) (SENEROGLU, 2024)

Cette initiative, appuyée par des organisations internationales comme UNIDO, le Fonds de l’OPEP pour le Développement International, et l’initiative Seforall, inclut la création d’une association, la Madagascar Clean Cooking Initiative (MCCI), qui regroupe 38 entreprises et associations locales pour promouvoir les solutions de cuisson d’un niveau minimal de Tier 2. La MCCI vise également à développer des opportunités économiques locales et à réduire la dépendance aux combustibles solides traditionnels, fortement contributeurs à la déforestation​ (opecfund.org) (SENEROGLU, 2024)

En outre, le soutien financier et technique de la part d’organisations comme le Fonds de l’OPEP permet d’explorer et de piloter des solutions adaptées, tout en mettant en place un cadre de suivi et d’évaluation pour garantir l’efficacité et la réplicabilité des projets. Grâce à cette politique et aux efforts concertés de toutes les parties prenantes, Madagascar cherche non seulement à améliorer la qualité de vie des foyers malgaches, mais aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à préserver les ressources forestières​  (SENEROGLU, 2024)

En 2024, Madagascar a lancé l’élaboration de la politique nationale de développement de la cuisson propre dans son territoire. Cette politique vise surtout à catalyser les actions et les partenariats pour permettre à un maximum de personnes d’accéder à une énergie durable, abordable et fiable. (undp.org)

Crédit carbone

Description

Un « crédit carbone » est une unité échangeable qui représente une réduction, une évitement, ou un retrait d’une tonne de dioxyde de carbone (ou équivalent CO₂) de l’atmosphère. Ces crédits peuvent être achetés et vendus sur le marché du carbone, permettant aux organisations et aux individus de compenser leurs émissions résiduelles en finançant des projets de réduction des gaz à effet de serre, comme la reforestation ou les énergies renouvelables (World Economic Forum, 2022; Flowcarbon, 2023).

Marché du carbone

La qualité des crédits carbone repose sur plusieurs critères de crédibilité, notamment leur « additionalité », qui garantit que les réductions d’émissions sont des actions nouvelles rendues possibles grâce au financement par crédits carbone. En d’autres termes, elles ne se seraient pas produites sans cette aide financière. De plus, les projets doivent être vérifiés par des organismes indépendants pour assurer que les émissions compensées sont réelles, mesurables et durables, comme l’exigent des standards comme AVID+ du MIT pour l’authenticité des projets (MIT Climate Portal, 2024).

Les crédits carbone servent d’outil pour atteindre des objectifs de neutralité carbone en finançant des projets variés : conservation des forêts, captage du méthane, et développement des énergies renouvelables. Cela permet aux entreprises de contribuer indirectement à la réduction des émissions mondiales, tout en s’engageant dans des démarches de réduction directe en interne. Cependant, le succès et l’efficacité des crédits carbone dépendent de la transparence et de la robustesse des projets financés, notamment en matière de quantification précise des réductions et de gestion des risques de fuite de carbone (viridios.ai).